Touba, samedi 29 août 2026, Sokhna Aïda Saliou a été reçue à Touba par Serigne Sidy Abdoul Ahad Mbacké, fils de Serigne Abdoul Ahad Mbacké et petit-fils de Cheikh Ahmadou Bamba.
Cette rencontre a suscité un important écho. Au-delà des commentaires qui l’ont entourée, les paroles échangées, l’accueil réservé à Sokhna Aïda Saliou et les gestes posés ce jour-là permettent d’en mesurer toute la portée.
« Je peux témoigner que tu es une talibé de Serigne Touba »
Accueillant Sokhna Aïda Saliou et la délégation qui l’accompagnait, Serigne Sidy Abdoul Ahad Mbacké lui a adressé des prières et des paroles de reconnaissance.
Il a notamment témoigné de son appartenance à la voie de Serigne Touba et affirmé que son père, Serigne Abdoul Ahad Mbacké, est sans aucun doute honoré et satisfait de cette visite.
Il lui a ensuite assuré que les portes de sa demeure lui étaient pleinement ouvertes, l’invitant à s’y rendre librement, à tout moment, chaque fois qu’elle le souhaiterait.
« Tu n’as fait de tort à personne »
Prenant la parole à la suite de Serigne Sidy Abdoul Ahad Mbacké, Serigne Amsatou a insisté sur la joie suscitée par cette rencontre et rappelé les liens anciens qui unissaient Serigne Sidy à Serigne Béthio Thioune, une relation établie par Serigne Saliou Mbacké.
S’adressant directement à Sokhna Aïda Saliou, il lui a déclaré :
« Tu n’as fait de tort à personne. »
Revenant sur ce qui avait pu se produire par le passé, il a évoqué des « malentendus ».
L’image de l’ascenseur
Serigne Amsatou a ensuite utilisé une métaphore pour évoquer le cheminement spirituel de Serigne Béthio Thioune.
Prenant l’image d’un immeuble à plusieurs étages, il a expliqué que Serigne Saliou Mbacké avait parcouru les étages avant de redescendre chercher Serigne Béthio pour emprunter avec lui « l’ascenseur ». Selon cette image, celui qui suit un autre chemin ne peut pas nécessairement voir ni comprendre celui qui emprunte cet ascenseur.
Poursuivant la métaphore, il a présenté Serigne Sidy comme le « mécanicien » susceptible de réparer cet ascenseur lorsque cela devenait nécessaire, donnant ainsi à cette visite une dimension de réparation et d’apaisement.
Serigne Amsatou a par ailleurs témoigné de ce qu’il avait personnellement observé durant la présence de la délégation : la prière accomplie ensemble, la récitation du Coran et des khassaïdes, ainsi que la maîtrise de ces textes par les femmes et les hommes présents.
Il s’est également attardé sur l’engagement de Sokhna Aïda Saliou dans l’œuvre de Serigne Touba et sur sa disposition à y consacrer ses biens. Rappelant combien l’être humain peut être attaché à son argent, Serigne Amsatou a souligné la valeur d’un tel détachement : donner de ses biens sans réserve au service de Serigne Touba.
C’est cet engagement qu’il a comparé à une « assurance tous risques ». Poussant lui-même l’image plus loin, il a signifié à Sokhna Aïda Saliou que celui qui chercherait à se heurter à elle serait finalement celui qui en subirait le choc : une manière imagée d’évoquer la protection qu’il associait à cet engagement sans réserve.
« Tout ce qui m’avait fait mal, tu l’as réparé »
Lorsque Sokhna Aïda Saliou a pris la parole, l’émotion était manifeste.
Elle a d’abord rendu grâce à Serigne Saliou Mbacké pour sa venue à Touba et pour l’accueil qui venait de lui être réservé.
« Tu m’as honorée. Tu m’as vraiment honorée. »
Elle a ensuite replacé son propre parcours dans ce qu’elle considère comme un décret qu’elle n’a ni sollicité ni choisi.
Elle a rappelé les paroles que Serigne Béthio Thioune lui avait adressées en 2016 :
« Tu es moi, je suis toi. Tout ce que Serigne Saliou a mis en moi, je l’ai mis en toi. »
Sokhna Aïda Saliou a expliqué n’avoir jamais revendiqué cette place ni cherché à se l’attribuer. Elle dit l’avoir reçue comme un décret qui s’est imposé à elle, conformément à ce qu’elle considère comme la volonté divine. Une responsabilité qu’elle affirme avoir acceptée et qu’elle entend assumer, avec la conviction de connaître celui par qui elle lui a été transmise.
Elle a également rappelé une recommandation de Serigne Béthio Thioune qui, au regard des controverses traversées par la suite, prend une résonance particulière : continuer son chemin sans répondre aux attaques ni aux polémiques.
Elle a exprimé sa gratitude d’être restée fidèle à cette recommandation.
Dans une prise de parole chargée d’émotion, Sokhna Aïda Saliou a alors adressé à Serigne Sidy Abdoul Ahad Mbacké l’une des phrases les plus fortes de son intervention :
« Tout ce qui m’avait fait mal, aujourd’hui tu l’as réparé. Rien ne me fait plus mal. »
Un Coran en adiya
Cette visite a également été marquée par la remise d’un adiya. Parmi les présents offerts à Serigne Sidy Abdoul Ahad Mbacké figurait un exemplaire du Saint Coran présenté dans un écrin soigneusement orné.
Sokhna Aïda Saliou a expliqué son choix par la valeur particulière que pouvait représenter le Livre de Dieu pour son hôte.