À Santessou, à Mbour, le Thiant du 10 octobre 2026 a été marqué par une ferveur exceptionnelle et, surtout, par la profondeur des enseignements de Sokhna Aïda Saliou.
AU-DELÀ DE LA FOULE, LA PROFONDEUR D’UN ENGAGEMENT
À Santessou, l’immensité de la foule impressionne. Mais la portée de ce Thiant ne se mesure pas au nombre de personnes présentes. Derrière chaque siar, chaque djëbëlu, se dessinent des histoires singulières, des fidélités renouvelées et des aspirations parfois difficiles à exprimer.
Certains viennent retrouver SOKHNA AIDA SALIOU, d’autres la rencontrer pour la première fois. D’autres encore semblent répondre à un appel intérieur, à cette attraction qu’ils ne savent pas toujours expliquer. Au-delà de ces rencontres et de cette ferveur, une question essentielle se pose : quel sens donner à un tel Thiant et à l’attachement qui unit les talibés à Sokhna Aïda Saliou ?
C’est précisément à cette question que sa parole est venue apporter un éclairage profond.
RENDRE GRÂCE À DIEU : LE SENS VÉRITABLE DU THIANT
Sokhna Aïda Saliou a rappelé avec force la raison d’être de ces Thiant : non pas se divertir, mais rendre grâce à Dieu, reconnaître Ses bienfaits et renouveler son engagement. Elle a réaffirmé l’identité des talibés : musulmans avant tout, mourides véridiques et membres de la communauté des Thiantacônes.
Son enseignement a mis en lumière la continuité de la transmission de SERIGNE TOUBA à SERIGNE SALIOU, de SERIGNE SALIOU à SERIGNE BETHIO, puis de SERIGNE BETHIO à SOKHNA AIDA SALIOU. Pour les Thiantacônes, il s’agit d’une même réalité qui se manifeste à travers différentes enveloppes terrestres. Un appel à reconnaître la grâce immense de cette transmission, à ne pas laisser échapper le bienfait qui nous est offert et, surtout, à en mesurer la valeur dans nos actes.
UNE CONTINUITÉ QUI RAVIVE LES SOUVENIRS
Pour les talibés ayant vécu les Thiants de Serigne Béthio, certaines scènes de ce Thiant ont fait resurgir des souvenirs particulièrement émouvants. Les Thiants de Mermoz, SERIGNE BETHIO assis devant ses talibés, les longues files de siar, les carnets où étaient consignés les djëbëlu… À Santessou, ces images semblaient reprendre vie. Tandis que les talibés se succédaient sans interruption, plusieurs personnes étaient mobilisées pour enregistrer les djëbëlu, rappelant ces scènes si familières auprès de SERIGNE BETHIO . Mais cette émotion n’était pas celle d’une absence.
Pour ceux qui reconnaissent en SOKHNA AIDA SALIOU la réalité de SERIGNE BETHIO, il s’agissait plutôt d’une nostalgie habitée par la présence : celle des souvenirs d’une époque dont la réalité continue de se manifester aujourd’hui. Une mémoire vivante, où le passé ne se contemple pas comme quelque chose de révolu, mais se reconnaît dans la continuité du présent.
LES KHASSAÏDES : UN HÉRITAGE QUI SE TRANSMET ET SE RENOUVELLE
Parmi les moments marquants du Thiant, SOKHNA AIDA SALIOU a mis à l’honneur le travail de Sokhna Amina Sène, dont le talent artistique s’exprime à travers une calligraphie remarquable des khassaïdes de SERIGNE TOUBA. Elle a salué l’originalité de cette œuvre, réalisée avec le soutien de son époux, et invité les talibés à mesurer la portée de telles réalisations au service de Serigne Touba.
Un autre moment particulièrement touchant fut la récitation du khassaïde Madal Khabiru par un enfant de seulement quatre ans. À travers ces deux exemples, SOKHNA AIDA SALIOU a montré combien les khassaïdes continuent d’inspirer, de former et de mobiliser les générations. De l’enfant qui mémorise les écrits de Serigne Touba à l’artiste qui leur donne une nouvelle expression, c’est un même héritage qui se transmet et se renouvelle. La voie de Serigne Touba poursuit ainsi son rayonnement, portée par des réalisations concrètes et par l’engagement des plus jeunes générations.
LA SUEUR DU FRONT, LE LICITE ET LA RESPONSABILITÉ DES THIANTACÔNES
L’un des enseignements majeurs de Sokhna Aïda Saliou a porté sur le travail, l’honnêteté et la responsabilité individuelle. Évoquant les contributions financières mobilisées au sein de la communauté, elle a rappelé que derrière les millions et les milliards annoncés se trouve avant tout la sueur du front des talibés. Elle a fermement insisté sur l’importance de gagner sa vie honnêtement, de demeurer dans le licite et de respecter les règles de la société.
Car être Thiantacône, être talibé de Sokhna Aïda Saliou, implique une responsabilité qui dépasse sa propre personne : chaque talibé, à travers ses actes et son comportement, représente également celle dont il se réclame. Elle a ainsi exhorté chacun à faire preuve de droiture, de sérieux et d’exemplarité.
SOKHA AIDA SALIOU a également tenu à apporter des précisions sur la gestion des contributions financières, affirmant ne percevoir aucun intérêt bancaire sur les sommes déposées et ne bénéficier d’aucun avantage matériel de la part des établissements bancaires.
Elle a réaffirmé que ces ressources sont consacrées à l’œuvre de Serigne Touba, notamment aux réalisations et aux préparatifs du Magal du 17 avril. Un rappel fort : le dévouement doit s’accompagner d’une conduite irréprochable, d’un travail licite et d’un engagement sincère au service de l’œuvre de Serigne Touba.
UN THIANT QUI INVITE À LA MÉDITATION
Au-delà de la ferveur et de l’affluence, le Thiant de Santessou aura été un moment d’éclairage et de prise de conscience. SOKHNA AIDA SALIOU a invité les talibés à ne pas seulement regarder les réalisations qui s’accomplissent sous leurs yeux, mais à en comprendre le sens et à méditer sur les bienfaits reçus. Car la reconnaissance d’un héritage ne saurait se limiter aux paroles ou aux manifestations d’amour. Elle appelle à la fidélité, au travail et au service.
Un Thiant qui rappelle que la véritable reconnaissance d’un bienfait se mesure aussi à la manière dont on l’honore, dont on le préserve et dont on le traduit dans ses actes.
Universelle Mame Bousso Thiam